Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par Denis

L’équipementier automobile Heuliez, en cessation de paiement, a déposé le bilan pour la troisième fois depuis 2006

Le groupe BGI (Baehlen Gaillard industrie), qui avait repris en 2010 les activités de sous-traitance automobile d’Heuliez, a déposé le bilan de Heuliez SAS début avril 2013 en raison de l’effondrement du chiffre d’affaires dû à la crise du secteur automobile.

Heuliez, dont le siège est à Cerizay (Deux-Sèvres) a réalisé en 2012 un chiffre d’affaires de 35 millions d’Euros (43 millions en 2011), et emploie 280 salariés.

Le 11 avril, l’entreprise était mise en redressement judiciaire avec une période d’observation de six mois.

Le tribunal de commerce de Niort (Deux-Sèvres) a accordé un délai supplémentaire de quelques jours pour la date limite de remise des offres de reprises de Heuliez SAS, qui était initialement fixée au 5 juin.

Si le groupe BGI ne souhaite pas présenter de plan de continuation de l’activité, les salariés indiquent que plusieurs repreneurs sont sur les rangs. Heuliez est en discussions depuis plus d’un an avec le groupe Volkswagen pour la production de pièces détachées.

Baelen Gaillard Industrie, pilotée par Pierre Baelen et François de Gaillard, rodés à la reprise d’entreprise comme :

  • Msens, une PME française qui emploie 20 personnes et est spécialisée dans les machines spéciales pour l'agro-alimentaire
  • Siem, une PME familiale spécialisée dans les fluides dangeureux en 2004 qui avec de la croissance externe, passe de 40 à 600 salariés et rebaptisée Diem Flexitallic
  • Buisard, un carrossier spécialisé dans la réalisation de cabines pour engins de chantiers et agricoles en 2007 (d'où l'intérêt d'Heuliez pour une synergie dans ce même secteur)
  • LaboSport, une entreprise spécialisée dans la certification de sols sportifs (terrains de foot, de tennis, d'athlétisme, de rugby...).
Sursis pour la reprise d'Heuliez
Sursis pour la reprise d'Heuliez

Un contrat dont la perspective suscite l’intérêt des investisseurs, 4 candidats en liste : 2 Français, 1 Espagnol et 1 Allemand, sont intéressés par une reprise d’Heuliez SAS.

La direction de Heuliez SAS n’a pas souhaité donner les noms des repreneurs potentiels, qui ont déposé leur dossier auprès de l’administrateur judiciaire

Selon les médias, cependant, il s’agirait,

  • pour les Français, d’un ingénieur automobile et ingénieur carrossier et de son fils, Christian et Camille de Léotard,
  • la société Groupe Mécanique Découpage (GMD), une entreprise stéphanoise dont le PDG, Alain Martineau, est une des belles fortunes françaises.

Le Groupe GMD a été créé en 1986 avec une activité principale de découpage-emboutissage.

Grâce à une croissance régulière et maîtrisée, le Groupe GMD est aujourd’hui un partenaire fiable, maîtrisant la transformation des métaux à plat par découpage-emboutissage, la tôlerie, l'intégration, la fabrication de pièces plastiques en injection et thermo formage, la fonderie d'aluminium et autres procédés connexes.

Présent de la conception à la réalisation de pièces, de composants et d’ensembles mécaniques, électriques et électroniques, le Groupe GMD a su développer une expertise industrielle dans toutes ces technologies ainsi que dans les services associés.

Sursis pour la reprise d'Heuliez
Sursis pour la reprise d'Heuliez
Sursis pour la reprise d'Heuliez
Sursis pour la reprise d'Heuliez

Le candidat espagnol est le groupe COSMOS XXI, qui s'est constitué de plusieurs sociétés au fil des années : www.gcosmos.es

1998 INDUSTRIAS NAV à Aoiz (Navarra)I www.industriasnavi.com

2006 NEINSA à Aoiz (Navarra) www.neinsa.com

EGSA à Orio (Guipúzcoa) www.esgipuzkoa.com

2009 LOGYCA à Orio (Guipúzcoa) http://www.logisticayacabados.com

2010 ALCALÁ INDUSTRIAL : Alcalá de Henares (Madrid), Castellbisbal (Barcelona), Esquíroz (Navarra), Ávila http://www.alcalaindustrial.com

Principaux clients:
VW - SEAT - AUDI - SKODA - OPEL - NISSAN - BENTLEY
HUTCHINSON - Faurecia - BENTELER-BOSCH - PEGUFORM
MAIER - SCHNEIDER ELECTRIC - CALSONIC - BROSE

Sursis pour la reprise d'Heuliez
Sursis pour la reprise d'Heuliez

Le candidat Allemand est le consultant financier Matthias Bittner

Matthias Bittner est un consultant expérimenté de 65 ans qui a contribué à la gestation et la mise en œuvre de plusieurs initiatives stratégiques fondamentales, d'introductions en bourse, les financements et des transactions avec les principaux constructeurs automobiles, chimiques et industriels comme par exemple VW, Daimler Trucks, Wacker, Continental, Opel...

Matthias Bittner a été conseiller principal auprès de Morgan Stanley, associé chez McKinsey & Comp. et un vice - président chez Bain & Comp.

Matthias Bittner est actuellement membre du conseil de plusieurs fournisseurs de pièces automobiles....

Vu son âge j'imagine que ce serait un intermédiaire, compétent certes, une solution provisoire, mais on voit mal le projet industriel pour Heuliez ...

Petit rappel: Heuliez est en discussion avec Volkswagen pour la production de pièces détachées destinées aux véhicules en fin de vie, qui doit être délocalisée de son usine de Kassel (Allemagne)....

COSMOS XXI et GMD ont de meilleurs atouts

Finance : Reprendre une entreprise à la barre, Un repreneur averti en vaut 2 !
extraits :
L’état de cessation de paiement est la conséquence de différentes difficultés. “Elles peuvent être de nature structurelles. Une entreprise déficitaire a souvent besoin d’une restructuration en termes de nouveaux produits, de nouveaux outils, de nouveaux marchés. Des investissements s’avèrent alors indispensables et ne sont pas toujours opérés”, .
Lors d’une opération de reprise à la barre, le risque social doit également être bien appréhendé. “du fait d’un syndicat qui refusait tout dialogue. Si le personnel ne vous suit pas, les risques d’échec sont encore plus importants”,
“En plan de continuation, il faut pouvoir dégager suffisamment de rentabilité pour payer ses dettes, ce qui laisse peu de marge pour des investissements. En revanche, dans le cadre d’une cession, il est rare que les repreneurs connaissent de grandes difficultés”,
Le renforcement de la concurrence, en particulier sur des niches étroites, est la cause de nombreuses défaillances. L’entreprise va s’endetter pour compenser des marges en berne et ne va pas être capable d’assurer les remboursements. “Parfois, il y a augmentation du BFR (besoin en fonds de roulement) car les grands groupes clients paient encore au-delà de 60 jours. Certaines PME ne peuvent pas compenser par leurs fonds propres et vont devoir s’endetter bien qu’elles n’en aient pas les capacités”,
Les professionnels de la restructuration d’entreprise en difficulté pointent souvent un manque d’anticipation de la part du chef d’entreprise.
La recherche des causes de l’échec de l’entreprise doit apporter une partie de la réponse à une question de première importance pour le repreneur : la société est-elle redressable ?
  1. “Pourquoi l’entreprise a perdu de l’argent ?
  2. Est-ce que des mesures ont déjà été prises pour essayer de la redresser ?
  3. Combien coûtent ces mesures ?
  4. Est-il possible de financer un plan de licenciement ?
  5. Il faut chiffrer le coût des remèdes et les effets bénéfiques potentiels”,
Lors d’une audience en chambre du conseil, trois juges choisiront le repreneur à l’issu d’un “grand oral”. Trois critères importent :
  • la faculté à pérenniser l’activité,
  • le maintien de l’emploi et
  • l’apurement du passif

Commenter cet article